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Maëlle Rajoelisolo, trois coups de crayon et puis nos yeux pour admirer.

le 14 juin 2014
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Maëlle Rajoelisolo, dessinatrice professionnelle, nous a fait craquer un soir que l’on surfait sur le net. De sites en clics, de clics en sites, nous sommes tombés sur des dessins par dizaines qui nous ouvraient les portes d’une inspiration nouvelle et d’une nostalgie agréable à la fois. Nous avions dans les yeux des couleurs qui nous donnaient envie de créer, et puis autour de nous se dressaient des scènes que l’on avait vécues ici ou là, dans notre enfance. Alors il fallait qu’on retrouve la dessinatrice, celle que l’on devait remercier de nous faire éprouver tout ça. La voici juste là.

 

Ben et Joss : Salut Maëlle ! Quel âge as-tu et que fais-tu dans la vie de tous les jours ?

Maëlle : J’ai 24 ans et je suis directrice artistique dans une agence de pub, ainsi que pour un futur magazine, et illustratrice freelance.

 

BJ : Directrice artistique à seulement 24 ans ! C’est plutôt classe ! Quel est ton parcours ?

Maëlle : J’ai commencé à étudier l’art et les arts graphiques après le lycée, en commençant par une classe préparatoire artistique, puis je suis entrée à l’Ecole de Communication Visuelle, où je suis restée 5 ans. A côté de ça, je dessine depuis toujours, et je me suis lancée en freelance en début de quatrième année.

 

BJ : Quelles sont tes inspirations ?

Maëlle : Difficile de toutes les énumérer ! J’adore l’illustration de mode… L’illustration tout court d’ailleurs. Je suis parfois même plus une fan d’autres illustrateurs, qu’une illustratrice à proprement parler. Je le dis souvent, mais j’ai été très influencée par l’esthétique des animations et mangas tels que Card Captor Sakura, Sailor Moon, ceux de Aï Yazawa… Sinon, je suis souvent marquée par des films, ou des séries ayant une esthétique forte.

 

BJ : Quel a été ton déclic pour commencer le dessin ?

Maëlle : Comme ça date d’il y a vraiment longtemps… Je ne sais pas, je dirais, mes premiers dessins animés, des Disney, et livres illustrés. Comme pour beaucoup, je dessinais partout, marges de cahiers, tables – ma petite soeur a été pire, c’était mes livres scolaires,  carnet de santé, sols et murs compris… ! Mais le déclic pour m’y mettre « vraiment » et décider d’en faire ma vie, je l’ai eu d’abord peu avant mon bac, et surtout ensuite pendant ma deuxième année d’études, durant un cours d’illustration. Je travaillais sur des images pour le concours de Bologne (concours d’illustration pour enfants), je m’étais remise aux crayons de couleurs, ça m’a tellement plu… Et forcément, à force de traîner sur internet, de voir d’autres qui réussissaient très bien à percer, je me suis dit qu’avec de la détermination et beaucoup de travail, je pourrais éventuellement y arriver.

 

BJ : Prise de conscience courageuse ! Quelle place occupe donc le dessin dans ta vie ? Activité professionnelle ou loisir ?

Maëlle : Les deux ! J’ai un agent, des commandes, un client régulier, et en parallèle je prends toujours un peu de temps pour dessiner pour moi. Il ne faut pas que ça devienne une corvée, sinon, je bloque très facilement.

 

BJ : Aurais-tu pu, finalement, exercer un métier dans lequel créer n’a pas sa place ?

Maëlle : Il fut un temps où je l’avais envisagé. Au lycée, je me disais que je pouvais bien faire une école de commerce ou tenter la fac de droit. On m’a tellement matraqué depuis mon enfance qu’il est impossible de vivre d’un métier créatif que, dès que l’on me suggérait le contraire, je n’arrivais pas à y croire. Si j’ai fini par faire le pas, c’est justement parce que je ne pouvais pas m’arrêter de dessiner.

 

BJ : Quelle est la prochaine étape de ton parcours artistique ?

Maëlle : Peut-être un livre de tutoriels illustrés, peut-être une BD… Pour cette dernière, ça ne s’improvise pas, mais j’ai appris récemment que j’avais une opportunité. Initialement, la BD pour moi c’est comme les enfants : un jour, c’est certain, mais pas maintenant. Le fait qu’ l’on me dise que c’est concrètement possible dès à présent m’a un peu chamboulée, je ne me croyais pas prête, et finalement, je brûle d’envie de m’y mettre. Affaire à suivre…

Propos recueillis par Laurie Darmon


Les dessins de Maëlle


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