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Mihena Bernhardt, une écriture singulière.

le 1 janvier 2015
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« Explorer de nouvelles formes de transmission de la poésie ». Voilà comment Mihena Bernhardt, jeune auteur de 25 ans décrit son travail. Rechercher en permanence à se renouveler, à communiquer des émotions en passant par des formes nouvelles. Voilà ce qui frappe en lisant ce jeune poète qui ose et dont l’écriture est un voyage tout en finesse. Rencontre avec une plume originale.

 

Ben et Joss : Bonjour Mihena ! Quel est ton parcours ?

Mihena Bernhardt : J’écris de la poésie et j’essaye de la lier à d’autres formes artistiques (visuelles et musicales). Je lis souvent mes poèmes en les accompagnant de musique soit que j’ai composée, soit en collaborant avec quelqu’un d’autre. Je publie une petite partie de mon travail sur internet mais j’ai également auto-publié un recueil il y a quelques années, Les soupirs pulvérisés.

 

BJ : Lier la musique, l’image et la poésie, idée originale ! Mais alors quels sont plus précisément tes projets dans l’écriture ?

Mihena : Explorer de nouvelles formes de transmission de la poésie. Je ne les ai pas encore trouvées mais j’y travaille et je commence à avoir quelques idées. Je trouve le fait de simplement publier des recueils un peu dépassé, plus personne ou presque ne touche à la poésie de cette manière. Mais j’aimerais bien publier aussi un jour dans une bonne maison d’édition, il y a un côté traditionnel qui me plait aussi. Faire perdurer l’« objet-livre » est très important dans l’acte d’écrire. Un livre c’est aussi une sensation, une image, une odeur.

 

BJ : Quelles sont tes inspirations et tes références ?

Mihena : Ce que je vis ou ressens m’inspire. Parfois aussi ce que vivent ou ressentent les gens autour de moi. Mais c’est une sorte d’appropriation subjective. J’ai une pratique extrêmement autobiographique de la poésie, qu’elle soit réelle ou fantasmée. L’écriture de soi est au centre de mon travail, même si je l’aborde à travers la vie d’un personnage mythologique ou à travers les sentiments d’une personne du sexe opposé. Pour ce qui est des références, elles sont assez classiques.  J’ai beaucoup lu Maïakovski, Ginsberg, Gide et Char, par exemple, et si je devais citer un poème qui m’a marqué, ça serait Le condamné à mort de Genet.

 

BJ : Quel a été ton déclic ? Pourquoi l’écriture et pas autre chose ?

Mihena : Enfant, j’étais extrêmement timide et je parlais très peu. Pour m’aider à surmonter ce handicap, mon grand-père me faisait apprendre des poèmes pour les déclamer ensuite devant lui. Au bout de quelques mois, j’ai eu l’idée d’écrire mes propres poèmes. J’avais alors 10 ans et je ne me suis plus arrêté depuis, même si, bien évidemment, je n’écris plus de la même manière. J’ai toujours ces premiers poèmes dans un dossier que je garde précieusement.

 

BJ : Si tu devais te projeter dans 10 ans … ?

Mihena : Je ne me projette pas vraiment mais pourquoi pas vivant de mon art d’une manière ou d’une autre !

 

BJ : Qu’est-ce que l’art pour toi ? Comment définirais-tu le rapport que tu as à ton art ?

Mihena : Je place l’esthétique au centre de ma vision de l’art. Pour moi, la recherche du beau est primordiale. Rien ne sert pour moi de conceptualiser, d’intellectualiser des choses qui ne sont censées être que des émotions. Des émotions esthétiques qui émanent d’une personne mais qui sont universelles en ce qu’elles peuvent toucher chacun d’entre nous d’une manière différente. Bien entendu, l’art peut être engagé ou porteur d’un message particulier, mais cet engagement doit rester l’un des vecteurs de l’esthétique et non l’inverse.

 

BJ : Quelle est la prochaine étape de ton parcours artistique ?

Mihena : Certainement écrire des chansons. J’y travaille mais il me manque encore cette légèreté qui sied bien à la musique.

 

Propos recueillis par Zacharie Ellia


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