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Lea Laurenza, le coeur sensible à l’art.

le 14 novembre 2014
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Quand on demande à Lea ce qu’une nuit créative lui inspire, elle nous répond que « c’est une bonne bouteille de vin et des conversations qui se prolongent pour devenir une matinée créative ». Et effectivement, nous ne nous sommes pas lassés de discuter avec elle, tant pour son caractère hyperactif qui la rend fort sympathique que pour la découverte de son premier documentaire sur le Mémorial des Martyrs de la Déportation conçu par l’architecte Pingusson, qui nous a laissé sans voix. Nous avons rencontré pour vous une jeune femme prometteuse qui place le sensible au centre de ses créations.

 

Ben et Joss : Bonjour Lea, dis-nous en plus sur ton parcours !

Lea : A la sortie de mon bac, je me sentais perdue. Je ne savais plus trop quel était le sens des choses ni la direction dans laquelle je souhaitais aller. Pour y voir plus clair, j’ai décidé de faire une fac de philosophie. Mais j’ai fini par me lasser car la vie d’une étudiante en philosophie manquait de mouvements et de rencontres. J’avais trouvé les réponses à mes questions. Du moins des idées qui me rendraient la vie plus agréable. Pour changer d’univers j’ai fait un stage auprès de Catherine Peix, une réalisatrice de documentaire, et j’ai compris qu’à mon tour je voulais faire des films.

 

BJ : Qu’est-ce que la vidéo te permet d’exprimer ? Pourquoi as-tu choisi ce média plutôt qu’un autre ?

Lea : L’activité artistique que je pratique est la vidéo bien que je sois aussi passionnée de photo. La vidéo en tant qu’elle est à la fois image et son est selon moi une discipline complète. Rendre des concepts sensibles, voilà tout l’enjeu de la vidéo à mon goût.

 

BJ : Quel a été ton déclic pour te lancer dans l’art ?

Lea : C’est un philosophe, Spinoza, qui m’a donné l’envie de faire de la vidéo. J’ai compris grâce à lui que nous négligions nos sensations alors même qu’elles étaient la première étape de la compréhension et de la découverte. Les sens sont devenus pour moi ce qu’il y a de plus important. A vrai dire je ne me sens pas vraiment artiste, je crois plutôt être très sensible. Une brise de vent, le son du bois qui crépite sont autant de choses simples qui m’ont toujours fait beaucoup d’effet.

 

 

BJ : Quelles sont tes inspirations ?

Lea : Je suis assez fascinée par les choses qui nous entourent, par ce que l’humain crée et ce que la nature nous donne à voir. Mes inspirations sont assez diverses. J’aime l’épuré, le brut. La pierre, les métaux, les bruits de la ville et les odeurs. C’est au cours d’une promenade que j’ai découvert le Mémorial des Martyrs de la Déportation conçu par Pingusson. J’ai récemment découvert l’architecture et je dois dire que je cherche dans mes films à recréer ces jeux d’espaces et de lumières qui sont les enjeux des architectes.

 

BJ : Très intéressant ! Qu’est-ce que l’art pour toi ? Que te permet-il de faire ?

Lea : L’art pour moi c’est un grand mot étrange qui regroupe sous un seul nom un nombre indéfinissable d’expressions différentes. Mais c’est surtout, je crois, le besoin d’extérioriser un sentiment, une impression ou une sensation intérieure, par des moyens divers.

 

BJ : Une vie sans création, est-ce envisageable ? A quoi cela ressemblerait ?

Lea : Je ne crois pas que la création soit uniquement le privilège de l’artiste. Je pense que nous créons tous et tout le temps. Par conséquent un monde sans création serait humainement impossible.

 

BJ : Quelle est la prochaine étape de ton parcours artistique ?

Lea : La prochaine étape c’est bien sûr un nouveau film. Plus long cette fois, où l’on croiserait peut-être cet étrange animal qu’est l’humain !

 

Propos recueillis par Laurie Darmon et Zacharie Ellia

 


Quelques photographies de Lea


Pour suivre son actualité : Son site ; Page Artiste sur Ben et Joss.

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